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Vandalisme du siège d'Ensemble à Kimbanseke : l'opposition dénonce une attaque orchestrée et interpelle le pouvoir

Manasse
Publié le 24/02/2026 08:59
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Vandalisme du siège d'Ensemble à Kimbanseke : l'opposition dénonce une attaque orchestrée et interpelle le pouvoir

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**Kinshasa, le 24 février 2026** – La tension politique a encore frappé Kinshasa. Dans la nuit de samedi à dimanche, le siège de la fédération Tshangu du parti d'opposition Ensemble pour la République, situé dans la commune de Kimbanseke, a été la cible d'actes de vandalisme. Cet incident relance les accusations d'intolérance politique et met en lumière les fractures profondes qui traversent le paysage politique congolais.

**Une accusation directe contre la mouvance présidentielle**

Devant la presse ce lundi 23 février, Mike Mukebayi Nkoso, coordonnateur provincial d'Ensemble pour la République, a pointé du doigt la "Force du progrès", une structure qu'il décrit comme proche de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti au pouvoir. Selon lui, cette attaque serait une réaction violente à l'affichage d'une banderole à l'effigie de Moïse Katumbi, le leader de son parti.

Le responsable a vivement critiqué l'attitude des forces de l'ordre. « Ce qui nous indigne, c'est l'indifférence et la passivité de la police sur place », a-t-il déclaré, dénonçant un laxisme qu'il juge complice.

**Interpellation du président et de la communauté internationale**

La réaction de Mike Mukebayi Nkoso a été sans ambages. Il a directement interpellé le président de la République, Félix Tshisekedi, et la communauté internationale. « Vous vous rendez compte du niveau d'intolérance ? Vous vous rendez compte à quel point Félix Tshisekedi laisse prospérer l'intolérance dans la capitale ? », a-t-il lancé, avertissant que de tels actes en pleine capitale pourraient présager d'une situation encore plus tendue à l'intérieur du pays.

Face à cette situation, Ensemble pour la République a annoncé son intention de mener une tournée auprès des chancelleries étrangères et des organisations internationales de défense des droits humains pour alerter sur ce qu'il qualifie de dérive autoritaire.

**L'UDPS rejette catégoriquement les accusations**

Du côté du pouvoir, la réponse est venue de Gustave Lutumba, cadre de l'UDPS. Il a catégoriquement démenti toute implication de la Force du progrès dans ces actes. Pour lui, l'opposition instrumentaliserait cet incident pour créer un climat de tension politique, notamment en vue d'un éventuel dialogue national. Ce démenti illustre le fossé de perception et le climat de défiance réciproque qui caractérisent les relations entre la majorité et l'opposition.

**Un incident révélateur des tensions latentes**

Au-delà des faits, ce vandalisme à Kimbanseke apparaît comme le symptôme des tensions qui minent le jeu politique congolais. Il pose avec acuité la question de la capacité des institutions à garantir un espace démocratique apaisé et la protection de tous les acteurs politiques. Alors que le pays s'achemine vers de futures échéances électorales, cet épisode soulève des inquiétudes quant à la sérénité du processus démocratique.

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