RDC : Menace environnementale, avancées militaires et tensions politiques marquent l'actualité
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**Kinshasa, 27 février 2026** – L'actualité nationale de la République Démocratique du Congo est traversée par des enjeux environnementaux critiques, des développements militaires dans l'Est et des tensions politiques persistantes.
**Une bombe climatique à proximité de la capitale**
Une alerte environnementale sérieuse a été lancée par des experts. D'énormes quantités de carbone, séquestrées depuis des siècles dans les tourbières des lacs Maï-Ndombe et Tumba, seraient en train de se libérer dans l'atmosphère à environ une heure de Kinshasa. Ce phénomène, qualifié de « véritable bombe » par les spécialistes du réchauffement climatique, représente une menace imminente et pourrait expliquer des émanations de gaz toxique signalées dans la zone.
**L'armée renverse la dynamique à l'Est**
Sur le front sécuritaire, un tournant semble s'être opéré dans la guerre qui ravage l'Est du pays. Après une période de rapport de force figé au détriment des Forces Armées de la RDC (FARDC) depuis fin 2021, l'armée a repris l'initiative. Cette nouvelle dynamique s'est concrétisée par une opération majeure menée mardi 24 février contre l'AFC/M23 dans la cité minière stratégique de Rubaya. Des frappes de drones loyalistes ont coûté la vie au colonel Willy Ngoma, le porte-parole militaire de la rébellion, portant un coup dur au groupe armé.
**Tensions politiques et appel au dialogue**
Sur le plan politique, les appels au dialogue national inclusif se heurtent à des positions divergentes. Joseph Olenghankoy, chef du Conseil national de suivi de l'accord de la Saint-Sylvestre (CNSA), a publiquement incité le président Félix Tshisekedi à poser des « actes relevant de son pouvoir » pour donner corps à ce dialogue. Dans un autre registre, le professeur Émile Bongeli a enflammé la toile en qualifiant la RDC d'« État sorcier » lors d'une cérémonie marquant les vingt ans de la Constitution au Palais du Peuple.
**Scandale financier dans l'Éducation**
Un scandale de détournement de fonds éclate au ministère de l'Éducation nationale. Le député national Willy Mishiki accuse la ministre Raïssa Malu d'être responsable de la « volatilisation » de six milliards de francs congolais. Le parlementaire, au passé controversé, exige sa démission et des poursuites judiciaires à son encontre.
**Déclarations religieuses et diplomatiques**
Dans la sphère religieuse, l'épiscopat congolais a réagi aux critiques concernant sa position sur l'insécurité dans l'Est. Monseigneur Nshole a qualifié d'« ignorants » ou de « de mauvaise foi » ceux qui affirment que la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) condamnerait pour la première fois cette violence et le soutien étranger au M23. Par ailleurs, le pasteur Paul Mukendi a rejeté avec véhémence les processus de médiation de l'Union africaine et des Églises, ne reconnaissant que la médiation de Washington.
**Formation environnementale et visite papale**
Face à la menace des tourbières, une formation d'experts sur les outils de suivi de ces écosystèmes critiques du Bassin du Congo a été lancée à Kinshasa. Cette session de quatre jours, initiée par la secrétaire générale à l'Environnement, intervient alors que le pays surveille ces zones depuis 2018. Par ailleurs, le pape Léon XIV préparerait une tournée en Afrique, après ses premiers voyages apostoliques en Turquie et au Liban.
