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RDC-Congo : un partenariat stratégique pour développer 9 000 MW d'hydroélectricité sur le fleuve Congo

Manasse
Publié le 26/02/2026 17:04
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RDC-Congo : un partenariat stratégique pour développer 9 000 MW d'hydroélectricité sur le fleuve Congo

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Dans une démarche d'intégration régionale, la République Démocratique du Congo et la République du Congo ont scellé un partenariat stratégique pour développer conjointement un vaste programme hydroélectrique d'une capacité totale de près de 9 000 mégawatts (MW) le long du fleuve Congo, leur frontière commune.

À l'initiative de ce projet, le ministre des Ressources hydrauliques et de l'Électricité de la RDC, Aimé Molendo Sakombi, s'est rendu à Brazzaville ce jeudi. Reçu en audience par le président Denis Sassou Nguesso, il est venu solliciter son aval après avoir obtenu l'accord du président congolais Félix Tshisekedi. L'objectif premier est de résorber le déficit énergétique criant, évalué à environ 1 000 MW pour la seule ville de Kinshasa.

« Le fleuve Congo n'est pas une frontière. Il est notre patrimoine commun et un levier stratégique majeur pour l'intégration énergétique régionale », a déclaré le ministre Sakombi à l'issue de l'audience. Il a insisté sur la volonté de bâtir « une coopération souveraine, équilibrée et mutuellement bénéfique », respectueuse des intérêts et de la souveraineté de chaque État.

Les études techniques des deux pays ont déjà identifié les sites potentiels. Du côté de la RDC, le site de Pioka-Tombe pourrait accueillir des centrales pour une capacité estimée à 6 120 MW. Du côté congolais (Brazzaville), les projets de Linzolo, Mbanza-Ndounga et Kintélé, situés sur le fleuve, représentent une puissance installée projetée de 2 710 MW.

Pour concrétiser cette ambition, les deux gouvernements ont décidé de mettre en place un cadre de coopération dédié, en commençant par le développement du site de Pioka-Tombe. Ce programme de mutualisation des ressources hydrauliques a pour but d'améliorer les conditions socio-économiques des populations et d'accélérer l'industrialisation des deux nations, dont les besoins en électricité ne cessent de croître.

L'enjeu dépasse la simple fourniture domestique. En RDC, le secteur minier souffre à lui seul d'un déficit énergétique estimé à près de 3 500 MW, un frein majeur à la transformation locale des minerais et à la création de valeur ajoutée. Ce projet binational pourrait donc être un catalyseur décisif pour le développement économique de toute la région.

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